5 septembre 2017

L'exemple des trois gardes

Thief, Eidos Montréal, Square Enix, 2014

  C'est un petit jeu que j'aime bien, et que je fais circuler.
  Imagine que t'es dans un univers medfan. Face à toi, t'as trois gardes. Prends trente secondes pour les imaginer. Tu dois pouvoir me les décrire.

  C'est bon, tu vois à quoi y ressemblent ?
  Maintenant, je vais te poser trois questions.
  Combien sont des hommes ?
  Combien sont des blancs ?
  Combien sont valides ?

  Ça calme, hein ? Cherche pas d'excuses. Accepte. Comme j'ai fait moi quand j'ai inventé ce jeu. Mes trois gardes sont des hommes, blancs et valides. Est-ce que ça veut dire que je suis sexiste, raciste, handiphobe ? Oui, mais ça veut pas dire que je peux pas faire l'effort de changer.
  Comme toi, je m'imagine un mec ouvert. Et pourtant. Être raciste, c'est pas seulement insulter les noirs, les arabes ou les asiates. C'est pas seulement les regarder en biais, leur refuser un job ou une entrée en boîte. C'est aussi les invisibiliser, refuser d'accepter qu'on fait tout pour pas les voir, inconsciemment.

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