25 avril 2011

Société

  Sur les Terres Suspendues, les elfes sont l'espèce dominante et ils se considèrent comme une race supérieure. Quant aux autres espèces, ils les jugent comme inférieures.

  Le racisme.  La société elfique est loin d'être une société égalitaire. Les elfes se considèrent comme une race supérieure. Ils apprécient les elvins et les gnomes, respectent les ogres et méprisent ouvertement les morveux, gobelins et les hobgobelins. Les bêtes sont diversement acceptées. Les renards et les furets ont plus de facilités à s'intégrer que les loups, les félins et les hyènes. Ne parlons pas des rats qu’on traite encore plus mal que les gobelins !
  Les elvins montrent du respect aux elfes, du moins en apparence. Eux-mêmes sont au moins aussi racistes.
  Les ogres ont pour eux leur taille et leur force. Ils savent se faire respecter, au moins par la force. En général, on évite de se moquer d’eux en face, mais ils ont de la peine à trouver du travail et à être acceptés partout. Eux-mêmes sont rarement racistes, même s'ils ont tendance à juger les autres sur leur force.
  Les morveux, les gobelins et les hobgobelins ont beau être les premières victimes du racisme, ils ne sont pas tendres entre eux. Les hobgobelins maltraitent les gobelins, qui maltraitent à leur tour les morveux.
  Les furets et les renards sont de bonne compagnie. Il n'y a qu'avec les félins et les hyènes qu'ils ne s’entendent pas spécialement bien.
  Les loups ne sont pas commodes, mais ils ne sont pas spécialement racistes, sinon envers les félins. Eux-mêmes ont souvent tendance à juger les autres sur leur force.
  Les félins peuvent se montrer aussi méprisants que les elfes. Leur société est dirigée par les tigres qui règnent d’une main de fer sur les autres félins : les panthères sont leurs exécuteurs et les minettes leurs serviteurs.
  Les hyènes ne s’entendent bien qu'entre elles. C'est vrai qu'elles ont un humour assez particulier, mais il suffit de rire avec elles pour s'en faire des amies.
  Les rats sont des marginaux, mais ne sont pas racistes.
  Les mécaniques, enfin, ne sont pas racistes.

  Le sexisme.  Les elfes font preuve de racisme, mais rarement de sexisme. Il n'y a que certains métiers qui soient réservés à un sexe ou à l'autre. Ainsi seul une elfe peut devenir diaconesse et seul un elfe peut devenir officier ou chevalier.
  Les autres espèces pensent de même à l'exception des félins, qui sont très machistes et traitent les femelles comme inférieures. Les gobelins et les hobgobelins, à l'inverse, les craignent par dessus tout, tandis que les rats les vénèrent à l'égal de déesses.

  La sexualité.  Les elfes font rarement l'amour pour avoir des enfants, mais plutôt par plaisir. Les couples vivent facilement en union libre. L'homosexualité, masculine ou féminine, n'est ni interdite ni choquante. Seules les relations entre espèces peuvent choquer, quand elle ne tombe sous le coup de la loi.
  La servilité désigne les relations entre espèces voisines, comme les elfes, les gnomes, les gobelins et les ogres. Aujourd'hui, ces relations ne sont plus considérées comme illégales, mais sont souvent mal vues.
  La bestialité désigne les relations avec des bêtes ou entre bêtes d'espèces différentes. Officiellement, c'est illégal, et cela peut valoir une amende. En pratique, les magistrats sont devenus assez permissifs avec la bestialité et l'accusation n'est plus retenue qu'en cas de viol, comme circonstance aggravante.
  Toutes ces considérations n'empêchent pas les relations entre espèces. Les elfes ont toujours prêté aux ogres des performances sexuelles hors du commun, à cause de la taille de leur membre, et aux félins, à cause de leurs pratiques exotiques.

  L'adoption.  L'adoption est une pratique courante. Il ne s'agit pas d'aider un couple sans enfant, puisqu'il existe des thaumaturges pour cela. L'adoption permet à un individu d'entrer dans la famille d'un seigneur ou d'un maître marchand.
  Comme le mariage, l'adoption est une cérémonie officielle. L'évènement est souvent suivi d'un banquet auquel sont conviés la famille et les amis.

  Le meurtre.  Dans un monde où on peut facilement ramener les morts à la vie, le meurtre est une pratique courante. On tue facilement quelqu'un qui vous manque de respect et le métier d'exécuteur, comprenez de tueur professionnel, est un métier comme un autre.
  Le meurtre n'a rien d'illégal en soi. Il n'y a que l'assassinat, qui conduit à la mort définitive, qui est puni par la loi. De fait, le port d'arme n'est interdit nulle part. Dans certaines villes, comme Encoche, on y est d’ailleurs très attaché.

  Le respect.  Parmi les elfes, le plus grand seigneur peut se comporter comme le pire vaurien pourvu qu'il sauve les apparences. Tout le monde se moque de son comportement en privé pourvu qu’il ait une attitude irréprochable en public. Même les magistrats accordent plus de poids aux apparences qu’à la réalité des faits.
  De fait, il n'y a pas de pire châtiment que de perdre la face. On cherche toujours à éviter le scandale, au besoin en offrant de généreux pots-de-vin. Tout le monde n'est pas intéressé par l'argent, mais il y a toujours moyen de s'arranger.
  Une insulte, un reproche ou une accusation a peu de poids lorsqu'il vient d'une personne de Rang inférieur au sien, mais on s'arrangera pour la faire taire ou la forcer à s’excuser. Quand l'offense vient d’une personne de Rang égal, on peut provoquer l'autre en duel. Quand l'offense vient d’une personne d'un Rang supérieur, il vaut mieux se taire et ravaler sa fierté. Quand on a des appuis puissants, on peut demander l'aide d'un allié de Rang supérieur. Il peut accepter de prendre sur lui l’offense et de la régler à votre place.

  Les civilités.  On ne s'adresse pas à quelqu'un en l'appelant monsieur, madame ou mademoiselle. On l'appelle par son nom, son emploi ou son titre. On dit donc Lenvain, soldat ou soldat Lenvain, mais jamais M. Lenvain.
  Il est rare d'employer le féminin. On dit aussi bien soldat pour un fayt que pour une fayte. C'est valable aussi pour des titres comme seigneur ou duc. Seules les diaconesses et les archidiaconesses se font appeler Révérées et Gracieuses, mais leur titre n’a pas d’équivalent masculin.
  À partir du Rang 3, il est courant de se faire appeler maître, au masculin comme au féminin. La première chose à faire quand on s'adresse à un inconnu est donc de se servir de la Mesure pour évaluer son Rang.

  Saluer.  Il y a différentes façons de se saluer. On ne se serre jamais la main, on ne se fait jamais la bise.
  Pour le salut ordinaire, on pose la main droite sur son cœur en inclinant légèrement la tête, ou inversement quand on est gaucher. Avec une personne proche, on pose deux fois la main sur le cœur.
  Pour le salut viril, on lève la main pour la frapper dans la main de l'autre.
  Pour le salut impérial, qu’on appelle aussi le signe des Trois, on montre ses paumes à plat et on joint les pouces et les index pour former un triangle. Ce salut s'accompagne d'un léger signe de la tête.
  Le salut gnome est le plus compliqué. Il se fait entre gnomes et diffère d'une famille à l'autre.

  La lévitation.  Les elfes, et en particulier les mages, trouvent plus distingué de flotter en l'air que de marcher au sol. Tout le monde peut le faire, mais tout le monde ne le fait pas. Il faut avoir assez de Force. Quand on a une Solidité de 3 et une Force de 6, flotter en l’air nécessite de sacrifier la moitié de sa vitesse et revient à se traîner comme un escargot.
  Flotter en l'air a pourtant des avantages. En ville, certains immeubles n'ont pas d'escalier. Cela permet de gagner de la place. Les portes des appartements donnent directement dans le vide et on y accède de l'extérieur. De même, on range souvent les objets en hauteur. Un placard ou une bibliothèque peut faire plusieurs mètres de haut. On flotte jusqu'aux plus hautes étagères.
  Dans la vie de tous les jours, seuls les mages de Rang élevé flottent en l'air en permanence, à une hauteur proportionnelle à leur Rang. Flotter plus haut qu'eux d'un Rang supérieur au sien peut être mal vu, et certains ne plaisantent pas avec l'étiquette. Ils peuvent vous griller ou vous geler sur place.

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